À propos
Parler de racisme, de discriminations, de sexualité, de violences ou d’autres thématiques sensibles en contexte muséal ou culturel ne va jamais de soi. Ces sujets touchent à l’intime, à l’histoire collective, à la mémoire des blessures, et peuvent susciter des émotions variées, des tensions, allant parfois jusqu’au rejet chez les publics comme chez les professionnel·les.
Aborder ces sujets, c’est reconnaître à chacun·e la légitimité de ses références, de son histoire et de sa parole, tout en construisant un dialogue. C’est également affirmer, par la médiation, un engagement en faveur des droits culturels, en garantissant à toutes et tous la possibilité de s’exprimer, de comprendre, d’être entendu·e et représenté·e dans l’espace public.
Quels mots choisir pour parler de ces sujets sans blesser, stigmatiser ou réduire leurs complexités ? Comment développer une vigilance sur le vocabulaire, ses connotations, ses effets, et apprendre à nommer avec justesse, respect et clarté ? Comment concevoir une médiation qui ne se contente pas d’informer, mais qui ouvre un espace de relation et de transformation, pour les publics comme pour les professionnel·les ? Et comment affûter son esprit critique face aux discours préétablis, aux récits dominants, aux biais implicites que chacun·e transporte ?
Cette formation propose aux professionnel·les de la médiation un espace pour réfléchir, s’outiller et expérimenter autour de la mise en partage des démarches pour traiter des sujets sensibles. En mobilisant des apports théoriques, des retours d’expérience et des mises en situation, elle vise à renforcer une posture éthique, accueillante et consciente des responsabilités portées par les institutions culturelles en matière de dialogue social et de droits culturels.
Objectifs de la formation
Pré-requis
La formation ne nécessite pas de pré-requis spécifiques.
Destinataires
Responsables de service des publics et de service éducatif, responsables de la médiation, concepteur·rices d’activités pédagogiques, animateur·rices, médiateur·rices, responsables de la programmation, chargé·es de l’action culturelle
Frais de participation
820 € (4 demi-journées)

