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Le Manifeste de Bruxelles
Autre indication de succès, les participants
des Troisièmes Rencontres ont déposé
aux organisateurs un manifeste dans lequel ils demandent que
soient poursuivies les occasions déchanges entre
les communautés muséales de la Francophonie,
notamment sur le plan des technologies de linformation.
Cela témoigne également de limportance
de projets fédérateurs comme celui des Rencontres.
MANIFESTE DE BRUXELLES
Nouvelles technologies et institutions muséales
Jeudi 12 octobre 2000
Les professionnels des musées rassemblés à
Bruxelles le 12 octobre à loccasion des 3èmes
Rencontres francophones "Nouvelles technologies et institutions
muséales" organisées par le service général
du patrimoine culturel et des arts plastiques du Ministère
de la Communauté française de Belgique, la Société
des musées québécois et lOffice
française de coopération et dinformation
muséographiques :
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prennent acte de limportance prise aujourdhui
par linformation électronique multimédia
sur les collections muséographiques et le patrimoine
culturel pour des usages professionnels ou pour la communication
en direction des publics,
-
soulignent le rôle croissant des technologies de
linformation et de la communication dans la diffusion
des connaissances, dans les usages pédagogiques,
éducatifs ou touristiques, dans les échanges
entre groupes sociaux,
-
constatent la faible part prise par les contenus culturels
francophones sur les réseaux de communication et
sinquiètent des risques engendrés
par cette situation sur lexpression de la diversité
culturelle dans la société mondiale de linformation,
-
souhaitent faire connaître aux Gouvernements de
leurs pays respectifs : Belgique, Communauté française
de Belgique, Canada, Québec, France, Bénin,
Burkina Faso et Suisse, leur détermination à
uvrer activement en commun pour développer
de nouveaux contenus et services en ligne dinformation,
de documentation, de formation destinés aux professionnels
francophones, à la jeunesse et au plus vaste public,
-
entendent contribuer, à leur niveau de responsabilité
et en prenant en compte les évolutions de la propriété
intellectuelle, à la démocratisation de
la culture et à la lutte contre la fracture numérique
et les nouvelles inégalités pouvant apparaître
dans la société de linformation,
-
demandent aux Gouvernements concernés de favoriser
par des accords bilatéraux ou multilatéraux
lexpression de la diversité francophone et
les actions coopératives qui permettront de la
développer,
-
souhaitent que les 3 organisations à lorigine
de ces Rencontres, puissent mettre en uvre, avec
divers partenaires, de nouvelles manifestations et actions
sinscrivant dans le prolongement des Rencontres
et capables de fédérer les initiatives et
projets répondant aux objectifs énoncés
précédemment
Les participants aux 3èmes Rencontres
réunis ce jour en séance plénière
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Perspectives
Un événement de lampleur des Rencontres
francophones nouvelles technologies et institutions muséales
ne saurait être mené à terme sans la collaboration
indéfectible des organismes porteurs. Le succès
de lévénement est à limage
des liens qui se sont tissés entre lOCIM, la
SMQ et la CFB et ouvre sur la poursuite des réalisations
tripartites, pour le bénéfice des trois communautés.
Ainsi, plusieurs nouveaux projets sont en voie de se réaliser.
Une édition conjointe de la revue Musées
de la SMQ et de la Lettre de lOCIM est déjà
en chantier. Cette publication, à laquelle collaboreront
des auteurs belges francophones, traitera des NTIC. De plus,
il est prévu de mettre en place un cycle de séminaires
sur des sujets variés, réunissant des formateurs
des trois communautés. Ces séminaires seront
présentés en alternance en France, au Québec
et en Belgique francophone. Finalement, les trois organismes
ont convenu dexplorer la faisabilité de présenter
une trilogie bisannuelle de Rencontres Internationales traitant
de thématiques dont les problématiques sont
dintérêt pour les muséologues des
trois pays. Les premières Rencontres auraient lieu
à Dijon en 2002 et traiteraient de la problématique
du tourisme culturel appliquée aux institutions muséales
et patrimoniales.
Les Rencontres ont également stimulé
la naissance dune nouvelle association de musées,
la toute première, en Wallonie : Musées
et Société en Wallonie (MSW). Cest MSW
qui portera désormais, en Belgique francophone, les
projets de collaboration développés avec lOCIM
et la SMQ.
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