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OCIM - Office de Coopération et d’Information Muséales

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Le musée Champollion

Un musée des écritures du monde

En 1977, la ville de Figeac achète pour le franc symbolique la maison natale de Champollion (1790-1832), alors menacée par un arrêté de péril et décide de la restaurer pour en faire un musée, en hommage au déchiffreur des hiéroglyphes.

Le musée Champollion est inauguré en décembre 1986 et présente alors une collection d’objets liés à l’Égypte ancienne et plus particulièrement à l’écriture des hiéroglyphes. Des années de réflexion aboutissent aujourd’hui à la concrétisation d’un projet de musée consacré aux écritures du Monde.

Après deux ans de travaux d’extension et de restructuration, le musée Champollion-Les Écritures du Monde a ouvert ses portes en juillet dernier. En élargissant ses collections (plus de 600 objets sont présentés), le musée inscrit l’œuvre de Jean-François Champollion au cœur de l’histoire de l’écriture. Cette aventure sociale, intellectuelle et technique décrypte 5 300 ans de histoire de l’humanité, depuis les quatre écritures fondatrices (les cunéiformes, les hiéroglyphes, les caractères chinois et les glyphes mayas) jusqu’à l’écriture en usage de nos jours.

Le musée se situe dans deux maisons à l’architecture médiévale typique. La contrainte des édifices existants a conduit l’architecte Alain Moatti à procéder à une épuration nécessaire afin que la simplicité des espaces et la fluidité de la circulation se mettent au service de la lisibilité des collections. Quatre niveaux de 250 m2 ont ainsi été créés, chacun étant identifié par une couleur différente et desservi par un escalier central. L’un des principes de la muséographie a été d’adopter des installations sobres et créer des transparences visuelles dans un bâti étroit. Le verre est exclusif, de grandes cimaises et vitrines verticales reçoivent des objets imposants, permettent d’inscrire les textes généraux de présentation des thèmes et d’intégrer des outils multimédia. Les tables centrales accueillent des documents écrits et des petits objets. Une autre qualité de l’aménagement est l’intégration d’une variété de médias permettant une approche originale des collections. Ainsi, le dispositif scénographique, imaginé par Pascal Payeur, invente une page d’écriture : une même surface d’expression, à la fois réceptacle de l’objet et support de lecture et d’interprétation et de jeu, avec laquelle on construit des environnements, des cimaises, des vitrines verticales toute hauteur et de grandes tables.

Le parcours du musée qui comprend huit salles sur quatre niveaux est organisé autour des thèmes suivants : Champollion et l’Égypte (les différentes étapes du déchiffrement des hiéroglyphes), L’homme, le monde et l’écriture (comment l’homme a-t-il tracé les premiers signes ? Quels sont les enjeux de cette invention ? Les écritures du monde sont-elles toutes déchiffrées ?…), Naissance des écritures (les premières écritures – l’écriture cunéiforme, les hiéroglyphes, le chinois, le maya – apparues entre le IVe et le Ier millénaire avant J.-C.), L’invention des alphabets en Méditerranée (les alphabets phénicien, hébreu, arabe, grec, latin… au Ier millénaire avant J.-C), Le livre, mémoire des hommes (le livre de son invention jusqu’à l’ère du numérique, l’arrivée du papier, l’essor rapide de l’imprimerie…), Écriture pouvoir et citoyen (l’écriture, outil de contrôle pour les autorités et moyen pour chaque individu de s’informer, de s’exprimer, de protester, de créer…).
Ce parcours, conçu aussi bien pour les adultes que pour les enfants, offre plusieurs niveaux de lecture, selon la curiosité et les références culturelles des visiteurs. En fin de visite, un salon de lecture multimédia invite les visiteur à approfondir certains sujets à travers des vidéos, des sites Internet…

Le point fort de cette réhabilitation est la « façade aux mille lettres » réalisée par Pierre di Sciullo, graphiste et typographe. Constituée d’une feuille de cuivre insérée entre deux plaques de verre, la deuxième paroi est percée de 1 000 caractères d’écritures dessinés dans plusieurs systèmes d’écriture représentants 28 écritures de tous les continents, de toutes les cultures et de toutes les époques, allant de la naissance de l’écriture au langage informatique : Devanagari, Tibétain, Hiéroglyphes égyptiens, Pictogrammes mayas, Laotien, Étrusque, Géorgien, Symboles Dogon, Symboles Akan, Tifinagh, Caractères chinois, Marques des îles de Föhr, Marques Kadinéo, Araméen, Grec archaïque, Bamum, Japonais, Ambroise,, Nathan, Arabe coufique, Minimum lettrines, Ordinaire, Système Sol-Air, Lettrines Onciales, Minimum, Contreforme , Runes.

Le musée Champollion-Les Écritures s’inscrit au sein d’un Pôle Culturel Territorial régional créé en 2007 sur le thème de l’écriture qui fédère les services culturels autour d’une démarche pluridisciplinaire et transversale, mise en œuvre sur tout le territoire à travers des expositions, des colloques, des résidences de création, des ateliers d’écriture, un centre de ressources sur la lecture et l’écriture…

Renseignements :
Musée Champollion-Les Écritures du Monde
Place Champollion
46100 Figeac
téléphone + 33 5 65 50 31 08
musee@ville-figeac.fr

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Publié le 17 janvier 2008

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