Saisissez un mot de plus de 3 caractères et appuyez sur la touche 'Entrée'. Si vous saisissez plus d'un mot, le moteur de recherche vous renvoie les pages comprenant AU MOINS l'un de ces mots.
Fermé au public depuis 1997, le muséum d’Histoire naturelle de Toulouse à rouvert ses portes le 26 janvier 2008.

Pour Jean-François Lapeyre (conservateur en chef, directeur du muséum) « …lieu de présentation de la recherche plutôt que du savoir établi, espace de délibération, le muséum refondé n’est pas le lieu de consommation d’une culture ambiante. Tout au contraire, le Muséum est producteur de culture : tourné vers de nouveaux publics, il participe à l’intégration sociale ; il est ouvert à la recherche, aux partenariats avec le monde économique ; son développement récuse l’injonction du “toujours plus” qui tyrannise notre relation au monde qui nous entoure… Nous voulons que le visiteur soit acteur de son parcours dans les espaces d’exposition et de débat du nouvel établissement. Cela implique que nous-mêmes venions à sa rencontre, riches d’un savoir être qu’on ne saurait dissocier de la thématique Homme Nature Environnement, centrale dans notre projet »
Le nouveau parcours muséographique : sept années l’élaboration des contenus, la préparation de l’animation, l’entretien des collections…
Dès mars 2000, les axes du programme scientifique et muséographique ont été conçus de sorte que le projet architectural s’inscrive dans une totale cohérence avec les enjeux de l’établissement refondé. Ainsi, les locaux dédiés aux différents publics du muséum tiennent-ils compte des flux de circulation afin de créer un faisceau de relations entre l’ensemble des espaces d’exposition (3 000 m2) et des sites du Muséum (réserves, jardins du Muséum, jardin botanique Henri-Gaussen). L’écriture du parcours muséographique a suscité un long travail de médiation, conforté par les conseils et l’expertise de personnalités scientifiques sollicitées par le muséum.
Dans l’exposition permanente, un ensemble de cinq espaces thématiques (La Terre, planète active, Découverte du Vivant, Continuités et ruptures, Grandes fonctions du Vivant, Tableau de bord de la planète) complété par des expositions temporaires assure la progression du questionnement proposé au visiteur : où en sommes-nous avec notre planète ? Le parcours scientifique et muséographique aboutit à une vision décloisonnée et transversale de la Nature. Il intègre dans le propos naturaliste l’ensemble des sciences qui contribuent à la connaissance du Vivant, de son environnement et de l’Homme, notamment dans sa dimension culturelle.
Les programmes d’animation sont axés sur la découverte active, la mise en pratique de connaissances en vue de sensibiliser le visiteur à la place de l’Homme dans la Nature : ils ont recours à l’émotion, à l’activation de la curiosité et des sens (expériences, manipulations, jeux…). Des animateurs en maraude se mettront à la disposition des visiteurs, apportant un complément informatif à la muséographie. L’ouverture à la recherche est également inscrite au cœur du projet de refondation : le bâtiment des allées Jules-Guesde est doté de plusieurs pièces équipées en laboratoires, dédiées à l’accueil des chercheurs et des étudiants, en proximité des lieux de stockage des collections (1 000 m2 de réserves).
Les Jardins du muséum
Le complexe d’interprétation des Jardins du muséum, au cœur du quartier de Borderouge, s’inscrit dans le programme du muséum, dont il constitue un champ d’application. Vieux quartier de maraîchage, au cœur de la ville, Borderouge abritait un écosystème – exceptionnel en milieu urbain –, constitué par une ancienne gravière abandonnée, devenue un étang envahi
par les roseaux. Celui-ci accueille nombre de plantes et d’animaux sauvages. _ Les travaux récents l’ont sauvé de l’assèchement. Aux alentours, un parc public de 14 hectares y a été aménagé. La mairie de Toulouse a confié au Muséum la responsabilité scientifique d’un ambitieux programme de préservation de l’étang de La Maourine (1,5 ha) et d’éducation à l’environnement, dans la continuité des contenus didactiques du muséum refondé. Le concept des « Potagers du monde » a été pensé dans cet esprit ; les principes fondamentaux de l’écologie peuvent être abordés et illustrés concrètement sur ce site, dans une démarche d’éveil environnemental.
L’ensemble des Jardins du Muséum permet de comprendre, en pleine zone urbaine, ce qu’est un écosystème ; il a pour vocation d’offrir au public un lieu de découverte, de sensibilisation, d’activités éducatives et d’animations scientifiques et pédagogiques sur les liens qui unissent l’Homme, la Nature et l’Environnement.
Des espaces animés de lecture, d’étude et de recherche
Le pôle documentaire du muséum gère la conservation et la diffusion des collections documentaires et photographiques régulièrement enrichies depuis la création de l’établissement. Partie intégrante du projet du muséum, l’offre documentaire a été placée au cœur du dispositif de visite et de relation entre le visiteur et l’établissement.
Les bibliothèques publiques se trouvent donc en accès direct à la sortie des espaces d’exposition au premier étage. Elles accompagnent l’établissement dans son rôle de médiation de l’information critique et de lieu de débat instruit en privilégiant le croisement des points de vue et une approche multidisciplinaire. Trois lieux de lecture sont ouverts au public : les visiteurs ont accès à des livres, périodiques et cédéroms sur la biologie, les jardins, l’ethnologie, la géologie, l’alimentation, la zoologie, la santé, l’art et la science. Les bibliothécaires répondent aux attentes du public : accueil, conseil, initiation à la recherche documentaire et animation des salles de lecture en collaboration avec les médiateurs scientifiques. Les bibliothèques participent à l’animation du muséum par une mise en valeur de leurs collections dans d’autres espaces (Labo, Jardins du Muséum, Champ libre… ) en fonction de l’actualité et des besoins (débats, signatures, lectures, entretiens…).
Une offre multimédia pour les visiteurs
Dans tous les espaces documentaires, dans les bibliothèques et dans certains espaces d’animation, le muséum propose de consulter une sélection de ressources Internet, CD et DVD, ainsi que des dossiers thématiques. Sur une base actualisée et instruite des dernières découvertes, le muséum souhaite faciliter les liens entre le public, les nouvelles technologies et les sciences. Pour mener à bien cet objectif, il s’est doté d’un service de veille documentaire axée principalement sur les thèmes : science et conscience du vivant et relations Homme-Nature-Environnement.
En interaction permanente avec les lieux physiques, http://www.museum.toulouse.fr est un site à part entière du muséum refondé. Il s’inscrit au cœur de la stratégie de partage et d’échange qui sous-tend la politique d’établissement : découvrir ou redécouvrir le muséum de Toulouse, préparer sa visite, s’informer des expositions, consulter ses ressources documentaires, participer à un débat où qu’on se trouve.
Le muséum de Toulouse inscrit d’emblée au cœur de son projet l’ouverture à des publics peu ou pas familiers de la fréquentation des musées. Il irrigue désormais Toulouse et bien au-delà grâce à son siteInternet – sur plusieurs sites, au contact d’une nature rendue accessible au cœur même de l’espace urbain. Plate-forme culturelle à très forte plus-value de contenus, le muséum refondé se définit comme un outil citoyen de partage critique des savoirs – sans renoncer à émerveiller et émouvoir ses visiteurs, y compris « virtuels ».
Renseignements :
Muséum d’Histoire naturelle
35 allées Jules Guesde
31000 Toulouse
Publié le 7 avril 2008
