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Distorsions anatomiques

Du 12 février 2008 Au 28 mars 2008 - Campus de la Doua, Villeurbanne

Le fonds photographique OLLIER, Collection du Musée Testut-Latarjet de l’Université Lyon 1

Louis Léopold Ollier (1830-1900) exerça principalement au Grand Hôtel-Dieu de Lyon où il fut nommé chirurgien-major en 1860 et professeur de clinique chirurgicale à partir de 1877. C’est essentiellement grâce à l’utilisation novatrice des principes d’antisepsie préconisés par Lister et à l’application nouvelle de l’anesthésie, permettant aux chirurgiens d’agir avec prudence et précision, qu’il mit au point des méthodes de résection osseuse (qu’il appliqua sur les champs de bataille durant la guerre de 1870 -1871) qui évitaient l’amputation et permettaient le maintien de la mobilité articulaire. Au cours de sa carrière, Ollier s’intéressa aussi à la chirurgie reconstructrice et il perfectionna considérablement la chirurgie réparatrice du visage.

La photographie qui permettait de rendre compte des états ante et post-opératoires des patients fut pour Ollier un auxiliaire très important de sa pratique. Le fonds photographique "Ollier" riche de plusieurs centaines de tirages encore non inventoriés permet aujourd’hui de mesurer l’importance que pouvait occuper la photographie à la fois comme objet préparatoire et comme trace d’une pratique chirurgicale dans les dossiers médicaux (datés entre 1973 et 1900).

Environ une cinquantaine de ces tirages photographiques seront exposés à la galerie Domus. Ils sont un jalon d’importance dans l’histoire de la médecine à la fin du XIXème siècle mais aussi le témoignage d’une pratique du portrait et du nu appliqués à un usage plus spécifique dans les domaines de la chirurgie et de la médecine de l’époque.

"Tous les malades posent nus, le regard faisant face la plupart du temps à l’objectif. Et la défiguration visée n’est pas un artifice de l’art ou du cadrage, c’est un dommage réel de la chair, comme tel insupportable à voir, qui passe par l’intermédiaire de la photographie du statut de l’horrible à celui d’objet d’études. _ La qualité exceptionnelle des tirages d’époque permet aujourd’hui de considérer ces images d’un tout autre point de vue ; non plus comme des objets d’observation ou de curiosité mais presque comme une œuvre esthétique où la distorsion ne serait plus jouée, comme chez André Kertesz ou chez John Coplans, mais dévoilée." Robert Pujade

- Cette manifestation est une production de l’Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL) avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), de la Ville de Villeurbanne.

- Entrée libre du lundi au vendredi de 9h à 17h

Renseignements :

Campus de la Doua
Domus, 4 bd Niels Bohr Université Claude Bernard Lyon 1, Villeurbanne

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Publié le 26 février 2008

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